Renée Richards : Une histoire de genre

Le tennis, reflet d’histoires tragiques, drôles mais également insolites et enrichissantes … Renée Richards en est une d’entre elles. Diplômé d’ophtalmologie, Richard Raskind est un passionné de sport : Football américain, natation puis tennis, il se teste comme il teste son propre corps. Disant appartenir à une autre personne, le jeune homme va devenir une femme ayant marqué le tennis et le sport de sa différence.

Sa différence se manifeste dès l’adolescence. Goûts vestimentaires, démarche, attitude, Richard expérimente ensuite les injections pour enfin devenir ce qu’il a toujours souhaité : être une femme. Oublier le passé, tirer un trait sur la vie privée mouvementée, c’est une nouvelle vie que démarre l’opticienne de la côte Est.

« J’ai choisi de m’appeler Renée car en Français, c’est une conjugaison du verbe ‘renaître’ »

Renée Richards

Passionnée par la petite balle jaune, Renée de son nouveau prénom, participe à un tournoi en Californie pour son plaisir. Elle enchaîne les matchs jusqu’à ce qu’un spectateur reconnaisse son identité. En proie à la justice, Renée se bat face à la Fédération Américaine. Interdite d’US Open en 1976 suite à son changement de sexe, elle obtient sa revanche l’année suivante en reportant son procès mais surtout son droit d’entrée dans le majeur américain. Malgré son service super puissant, elle s’incline au 3e tour en simple mais continue son chemin au double en atteignant la finale de l’édition 1977.

Richard Raskind

S’en suit une carrière assez courte, quelques années marquées par des titres à Forest Hill, à Buenos Aires qui ont fait mûrir la jeune femme. En 1981, Renée Richards met fin à sa carrière pour devenir l’entraîneuse de Martina Navratilova, future lauréate de la quinzaine parisienne. Elle finira sa vie en s’adonnant à l’une de ses premières passions, l’ophtalmologie.

Renée Richards en 1976

Renée Richards a obtenu bien des victoires dans sa vie. Sa pratique professionnelle, sa 20e place mondiale mais celle de participer en tant que femme à un tournoi de Grand Chelem est la plus significative. Un combat contre elle-même qu’elle n’a jamais cessé d’assumer.



Catégories :Rétrospectives

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