Le Stadio Pietrangeli, écrin romain.

Une capacité de 3500 places « seulement », mais un cadre merveilleux et une architecture atypique font du court Pietrangeli un endroit somptueux. L’un des plus beaux courts du circuit c’est certain. (Photo : Twitter – Internazionali BNL).

La semaine romaine a débuté et nous retrouvons le cadre majestueux du Foro Italico pour ce qui est le dernier grand tournoi de préparation aux Internationaux de France de Roland-Garros. Parmi les courts du Foro Italico, il y en a un qui suscite l’admiration de tous les passionnés, des touristes et de la foule de la ville de Rome : le superbe Stadio Pietrangeli, troisième court dans la hiérarchie du tournoi.

Stade fabuleux, d’une architecture originale qui fait toujours la fierté des Romains. Construit entre 1931 et 1933 – sous le régime de Mussolini – par l’architecte et professeur Enrico Del Dobbio, il est bâti en partie avec du Marbre de Carrare pour les escaliers et incarne la continuité dans un Foro Italico – le grand centre sportif du nord de Rome – qui a connu des bouleversements ces dernières années, avec l’inauguration du nouveau court central en 2010, entre autres.

Le Stadio Pietrangeli a lui aussi connu des changements avec l’installation de surfaces vertes tout autour de son enceinte. Photo ; @Internazionali BNL.

Nommé en l’honneur du plus grand champion du tennis italien

Nicola Pietrangeli est une légende du tennis italien (Photo : ITF)

Un court majestueux nommé pour le plus grand champion du tennis italien : Nicola Pietrangeli. Deux fois vainqueur de Roland-Garros en 1959 et 1960 et finaliste en 1961 et 1964, il est considéré par beaucoup comme le plus grand joueur transalpin. Une grande carrière pour lui, même s’il n’a jamais pu ramener la Coupe Davis à Rome – sans doute le titre qui manque cruellement à son palmarès – les deux finales qu’il a disputé étaient sur le gazon australien, mission impossible pour battre des joueurs comme Roy Emerson – 12 titres du Grand Chelem – dans de telles conditions.

C’est en tant que capitaine qu’il décrochera la Coupe Davis en 1976 contre le Chili, la première pour la Squadra azzurra. Joueur élégant, tout en variation plutôt qu’en puissance, il n’était pas à l’aise sur gazon, où il était trop souvent pris de vitesse. Il était en revanche évidemment le meilleur joueur sur terre battue de son époque (1958 à 1961), outre des deux titres à Roland-Garros, il a remporté deux fois les Internationaux d’Italie, en 1957 et 1961, trois fois Monte-Carlo et une fois Hambourg. Joueur prolifique aussi en double, il s’est imposé Porte d’Auteuil en 1959 aux côtés d’Orlando Sirola.

Le Stadio Pietrangeli, précurseur du Court 18

Le court 18 de Roland-Garros – qui à partir de cette année est le court 14 – est lui aussi un court semi-enterré à l’image du Stadio Pietrangeli. C’est lui qui remplace le court n°2, qui était l’un des courts les plus attachants de l’ancien Roland-Garros, avec des ambiances toujours survoltées. D’une dimension assez modeste – 2200 places – il est lui aussi un court semi-enterré et n’est pas sans rappeler évidemment le Stadio Pietrangeli. Au contact des passants qui peuvent venir partager la fête en haut des gradins, des courts très chaleureux.

Le court 18 – qui sera le court 14 cette année – une des très belles nouveautés du nouveau Roland-Garros, a été inauguré l’année dernière. Photo : Christophe Guibbaud / FFT


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