Le tennis américain : une terre fertile

Le tennis américain a longtemps dominé le monde. Jim Courier, Pete Sampras, John McEnroe sans oublier les sœurs Williams ! Or depuis quelques années, un désert s’est formé… Une crise de résultats que les hommes réparent peu à peu, mais chez les dames, qui  sont les futures reines du drapeau « Stars and Stripes » ?

Comment faire de la balle jaune, un sport aussi naturel que culturel comme le BaseBall ou le BasketBall ? Sur les 325 millions d’habitants, 20 millions jouent au tennis. Une discipline qui semble revenir au goût du jour chez les jeunes américaines, car oui l’hégémonie des sœurs Williams sur la WTA semble prendre fin pour,  enfin laisser place aux héritières.

US Open, vitrine du tennis américain

Ces jeunes filles se trouvent dans les académies, symbole de la culture US. En effet, le sport universitaire régi par la NCAA ( National Collegiate Athletic Association ) rivalise de popularité avec le sport professionnel. Cette locomotive emmène derrière elle, des wagons prometteurs pour le futur du tennis américain féminin.  Nommés Pera, Vickery, Lepchenko, Keys, Vandeweghe, Stephens, ces jeunes joueuses prennent de l’assurance sur le circuit et fonctionnent grâce à un équilibre mental impressionnant.

Point fort chez les américains, cette capacité de « croire en eux », d’affronter dès le plus jeune âge les meilleures. A l’image de la jeune Whitney Osuigwe, 17 ans,  future championne. Elle remporte à 15 ans Roland Garros Junior et devient la reine du classement junior fin 2017. Une ascension qui la place aux portes du Top 100 (122).

Whitney Osuigwe après son titre à l’Orange Bowl 2017

Plus incroyable encore, la très jeune Cori Gauff dit « Coco ». A 15 ans elle est la plus jeune joueuse à remporter un match sur le circuit WTA depuis sa compatriote Madison Keys.  Qualifications de l’US Open, Roland Garros, titres en Challengers, l’adolescente a faim de victoires. Fille d’un père basketteur à la Golden State University et d’une mère athlète à la Florida State University, Patrick Mouratoglou reconnaît ces gênes :

« Je l’ai rencontré à l’académie  lorsqu’elle avait dix ans. Elle a deux qualités. D’abord c’est une grande compétitrice. Deuxièmement c’est une athlète naturelle »

Coco Gauff au Miami Open 2019

Ces talents américains cachent cependant une dure réalité. Quand on s’enfonce dans le quartier du Queen’s, ou se situe l’US Open, on constate que les revenus sont trois fois supérieur aux revenus actuels moyen dans le reste du pays. En Effet, Le tennis est un sport de moyens et les inscriptions coûtent cher. Un frein pour beaucoup de jeunes… Une gêne que tente de régler la fédération en accord avec l’Education, avec l’attribution de bourses pour faciliter l’insertion.

En tout cas l’insertion des américaines à Roland Garros est réussie, puisque sept  jeunes femmes sont au rendez-vous du second tour des qualifications. Elles tenteront d’égaler ou même de faire mieux que leurs compatriotes Madison Keys et Sloane Stephens,  demi-finalistes sur l’ocre parisienne en 2018.



Catégories :WTA

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