Andy « the Revenant » Murray : Antwerp et contre tout

Ne jamais enterrer un Écossais. Cette semaine, Andy Murray a prouvé – si besoin – qu’à 32 ans et après deux opérations à la hanche, il était toujours présent. Mieux encore, l’ancien numéro un mondial brûle les étapes : seulement huit mois après sa deuxième opération et deux mois après son retour à la compétition en simple, Andy Murray renoue avec le succès. Ce dimanche après-midi, il a remporté l’European Open d’Anvers (ATP 250), dans la finale vintage qui l’opposait à Stan Wawrinka (3-6, 6-4, 6-4). Retour sur le fil d’un week-end flamand qu’il n’est pas près d’oublier – et le Journal du Tennis, qui était aussi de la partie en Flandre, non plus!

Ce dimanche, Andy Murray était opposé à Stan Wawrinka en finale à Anvers. (Photo : @ATP)

Peu sans doute auraient parié sur un retour – aussi rapidement fructueux. Lorsqu’on a quitté Andy Murray à Melbourne en janvier, on pensait ne jamais le revoir jouer en simple, ou même jouer tout court. En témoignent les larmes du Britannique après sa défaite en cinq sets face à Roberto Bautista-Agut sur la Melbourne Arena en étant pourtant revenu de deux manches à rien (6-4, 6-4, 6-7 (4/7), 6-7 (5/7), 6-2), ainsi que la cérémonie d’adieux organisée en catimini par les organisateurs du tournoi. « J’ai tout donné. J’ai vraiment été au bout de moi-même. » Handicapé par sa douleur à la hanche alors même qu’il avait été opéré une première fois en janvier 2018, Andy Murray décidait quelques jours après ce qu’il croyait peut-être être ses adieux au monde du tennis sur le site où il avait connu cinq finales malheureuses ( (2010, 2011, 2013, 2015, 2016), de tenter une deuxième opération. Sans que le projet tennis ne soit au centre, mais pour améliorer son quotidien.

Andy Murray après sa défaite au premier tour à l’Open d’Australie. (Photo : @AustralianOpen)

Opéré de nouveau donc fin janvier, toujours à Melbourne, où on lui posait cette fois une prothèse en métal ; Andy Murray annonçait son retour sur les courts en double pour la saison sur gazon. Un retour brillant en terre promise, au Queen’s – quatre titres en simple (2009, 2011, 2013 et 2015) – qu’il remportait avec Feliciano Lopez au terme d’une grande finale (7-6 (8), 5-7, 10-3). Après un passage remarqué dans son jardin de Wimbledon (titres en 2013 et 2016) où il s’était engagé en double avec Pierre-Hugues Herbert (défaite au deuxième tour) et en double mixte avec Serena Williams (défaite en huitièmes) après avoir essuyé plusieurs refus – incompréhensibles ? -, l’ancien numéro un mondial retombé alors à 324e place mondiale, faisait son grand retour en simple pendant la tournée américaine sur dur, d’abord du côté de Cincinnati puis à Winston-Salem. Essuyant deux mauvais revers dès son entrée à lice, respectivement face à Richard Gasquet et Tennys Sandgren, c’est sans bronché, conscient que son niveau n’était pas suffisant et qu’il avait besoin de temps de jeu, qu’Andy Murray prenait la route du circuit ATP Challenger.

Aux côtés de Feliciano Lopez, au Queen’s, Andy Murray renoue avec le succès (Photo : @ATP)

A Majorque dans le Challenger organisé par l’Académie de Rafael Nadal, le Britannique étrillait ses adversaires des deux premiers tours avant de s’incliner en huitièmes de finale. Fin septembre, de retour sur le circuit principal pour la tournée asiatique, il remportait quatre nouveaux matchs entre Zhuhai, Pékin et Shanghai (dont une victoire sur l’Italien Matteo Berrettini). Et puis… la foulée flamande. Entré dans le tournoi belge avec son classement protégé, le Glaswégien ne fut « épargné » que pendant deux tours, avant d’être miraculé dans son quart de finale face à Marius Copil. Également poussé au meilleur des trois manches par Ugo Humbert en demi-finales, Andy « the Revenant » Murray montrait une nouvelle fois le guerrier qu’il était pour s’imposer, bien loin du vote chaotique du parlement britannique sur le Brexit. Première finale depuis deux ans et sept mois. Première finale comme miraculé. Une finale alors qu’il revient de si loin. Ses larmes après sa victoire sur Stan Wawrinka ce dimanche en témoignent. Si le Suisse a quelque peu lâché bêtement le dernier jeu du match, il est passé près de la victoire. Le Britannique, lui, a bien souvent couru derrière le score. Breaké à deux reprises dans l’ultime set après avoir réalisé un hold-up dans la deuxième manche, il n’a pourtant une fois de plus jamais abdiqué. A 32 ans, la retraite semble désormais si proche, mais surtout si loin. Sir Andy Murray, bientôt papa d’un troisième enfant, et qui fera un bond au classement ATP lundi – il passera de 246e place à la 127e place mondiale -, peut rentrer s’occuper de sa famille l’esprit tranquille. Et penser à son come-back à l’Open d’Australie en janvier.

Andy Murray, Antwerp et contre tout!



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