Sofia Kenin, sous de bonnes étoiles.

« Croire en soi« , une devise qui va à merveille à Sofia Kenin, elle décroche ce samedi 1er février son premier titre dans un tournoi du Grand Chelem.
Photo : WTA.

Sofia Kenin croyait en son rêve petite, elle l’a réalisé ce samedi en remportant l’Open d’Australie, son premier titre dans un tournoi du Grand Chelem. Au terme d’une finale où elle n’a jamais lâché, elle domine Garbine Muguruza en trois sets : 4-6 6-2 6-2. Congratulations !

Un sacre qui ne doit rien au hasard… Les observateurs savent depuis de nombreux mois que Sofia Kenin taperait très vite à la porte des meilleurs et son parcours ici n’est pas vraiment une surprise, l’Américaine ne fait que tenir ses promesses. « Biberonnée » au tennis, Sofia Kenin est arrivée avec sa famille aux Etats-Unis jeune, elle la Moscovite de naissance, elle se distingue dès le plus jeune âge en tentant de rivaliser avec les garçons, comme l’a déclaré Rick Macci, qui l’a formée entre 5 et 12 ans – des propos rapportés dans L’Equipe datée du 29 janvier 2020 – :  »Quand elle était petite, elle jouait toujours contre des garçons, elle faisait comme si elle n’avait pas perdu et demandait toujours à les rejouer le lendemain. »

La petite Sofia déclarait rêver de devenir numéro 1 mondiale. Si le rêve n’est pas encore une réalité, il est désormais à portée de mains pour la jeune femme de 21 ans.

« Tu aimerais jouer avec Andy Roddick« , « Oui » répond la toute jeune Sofia Kenin, âgée de seulement 7 ans. La petite fille n’avait déjà aucune limite…

Parmi les joueuses les plus prometteuses de sa promotion chez les junionrs – elle rivalise avec d’autres pépites du circuit comme Anastasia Potapova ou Iga Swiatek, pour l’anecdote elle domine Bianca Andreescu au premier tour de Wimbledon Junior 2015, 6-3 6-1, elle remporte l’Orange Bowl 2014 avec des victoires sur CiCi Bellis – une autre pépite Made In USA, sur le retour en ce moment après une blessure – et la Roumaine Elena Gabriela Ruse.

La transition chez les « grandes » se fait en 2015, elle joue son premier tournoi du Grand Chelem à l’US Open, elle s’incline au premier tour 6-3 6-1 contre la Colombienne Mariana Duque-Marino puis décroche de premiers titres dans des tournois ITF, un 25 000$ puis un 50 000$ en 2016, deux autres 60 000$ par la suite, un en 2017 et 2018.

2018, la progression, 2019 la confirmation, 2020 la consécration ?

 »L’important c’est d’être constant » écrivait Oscar Wilde. La progression de Sofia Kenin s’inscrit dans une certaine logique, une certaine constance. Elle tire une première banderille à l’US Open 2017 en offrant – le temps d’une manche – une belle résistance à Maria Sharapova, elle s’incline 7-5 6-2 mais marque les esprits à seulement 18 ans. 2018, année de l’entrée dans le Top 100, elle tient tête à Caroline Wozniacki – 4-6 6-2 6-4 – dès le premier tournoi de la saison, à Auckland, sort des qualifications à Miami et tient tête au troisième tour à Petra Kvitova – une défaite 3-6 6-2 6-4 – et réalise de très bons tournois à Majorque (demi-finale), à l’US Open (troisième tour, elle s’incline contre Karolina Pliskova) ou encore à Wuhan, elle sort encore des qualifications, élimine Su-Wei Hsieh et Julia Goerges avant de s’incliner contre Aryna Sabalenka. Elle tente de « porter » une équipe américaine décimée en finale de la Fed Cup à Prague contre la République Tchèque, mais en vain, elle offre tout de même de très beaux combats contre Siniakova et Strycova.

Solidement installée dans le Top 100 mondial pour aborder 2019 – 52e – elle poursuit sa progression dès le début d’année en remportant le tournoi d’Hobart, elle en remportera deux autres titres à Majorque et Guangzhou. Après une finale à Acapulco, elle dispute son premier huitième à Roland-Garros contre Ashleigh Barty – battue 6-3 3-6 6-0 -, elle avait réalisé auparavant une performance tellement symbolique pour une Américaine en sortant Serena Williams 6-2 7-5. Elle réalise ensuite une tournée américaine somptueuse et intègre le Top 20 mondial grâce à ses deux demi-finales à Toronto et Cincinnati.

Résultat de recherche d'images pour "kenin hobart"
Sofia Kenin pose avec le trophée du tournoi d’Hobart, son premier titre sur le grand circuit.
Photo : WTA.

Une progression linéaire, l’Américaine a désormais une grande confiance dans son tennis, comme elle le déclarait en conférence de presse après son quart de finale :  »Je pense que je joue bien, je suis en confiance et je sens vraiment que je peux bien faire. » Une confiance qui s’est traduite par un match maîtrisé contre Ashleigh Barty, puis une finale où elle a d’abord couru après le score avant de revenir et de montrer souveraine dans le dernier acte.

Quoi de plus fort en symboles pour une jeune Américaine que de battre Serena Williams dans un tournoi du Grand Chelem ?

 »Je rêve de ce moment depuis que j’ai cinq ans, Je sais que vous avez tous vu la vidéo d’Andy Roddick. Je suis tellement sans voix, tellement reconnaissante », déclarait Sofia Kenin au micro de Jim Courrier après sa victoire contre Ashleigh Barty. Le rêve est devenu réalité samedi à Melbourne ?



Catégories :Non classé

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :