Santiago Open : un retour inopiné

La Golden Swing 2020 s’achève au Chili au coeur de la cordilière de la Costa. Aux abonnés absents depuis 2014, le pays des poètes retrouve de sa superbe en accueillant l’ATP 250 de Santiago. Dernières foulées sur terre dans un pays chargé d’histoire.

Jaime Fillol, grand-père de Nicolas Jarry, a été un grand acteur du développement du tennis chilien. De pair avec son frère Alvaro, ils prennent à la fin des années 90, l’organisation d’un tournoi au Chili : le Santiago Open. C’est en novembre 1993 que se déroule la première édition à Vina Del Mar. En intermittence avec la ville de Santiago, le tournoi s’inscrit durablement dans le calendrier, avant de tirer sa révérence en 2014. Un véritable manque à gagner pour la fédération Chilienne mais aussi pour l’essor de leurs jeunes pousses. C’est alors que la famille Fillol monte au créneau pour défendre les intérêts de l’évènement et le ramener au goût du jour.

Jaime Fillol et son petit-fils Nicolas Jarry
Credits Photo : ATP

« Nous avons dit à l’ATP que nous serions ravis d’avoir un nouveau tournoi au Chili. L’organisation Octagon nous ont contacté, ils voulaient voir à quel point le projet était réalisable. Avec l’appui du ministère, nous avons conclu ce beau projet »

Catalina Fillol

Les choses bougent, et le 250 de Santiago fait donc son retour lors de la Golden Swing 2020, et ce malgré un contexte peu porteur. En effet, le Chili est plongé depuis le mois d’octobre dans une crise sociale importante. Entre inégalités et dettes, les citoyens chiliens pestent contre la vie chère et la hausse des produits de première nécessité. Une révolte qui fait depuis plusieurs mois, morts et blessés. C’est tout simplement la pire crise sociale depuis la fin de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990). L’économie est à l’arrêt, tout comme le sport dont la pratique est gelée.

Crédits Photo : L’Express

 » Depuis notre arrivée au gouvernement, l’un des objectifs était de ramener au Chili son ATP de Santiago, clef du développement du tennis local. Grâce aux bonnes performances des joueurs actuels, le projet à vite avancé. »

Pauline Kantor, ministre des sports

C’est dans le Club Deportivo Catolica à San Carlos que l’Open de Santiago fait son retour avec un plateau légèrement dégarni. Et pour cause, Borna Coric, Laslo Djere et Fernando Verdasco se sont retirés au dernier moment. Pas de français non plus dans le tableau chilien. Cristian Garin, star locale sera la tête de série numéro 1 du tournoi. Derrière une armada de terriens viennent compléter le tableau : Pablo Cuevas, Juan Ignacio Londero, Casper Ruud, Andrej Martin…

Cristian Garin, titré à Houston en 2019
Crédits Photo : Tennis Actu

Cristian Garin a été le premier à ouvrir le bal des lauréats de la Golden Swing en s’imposant à Cordoba. Cette semaine à Santiago, il pourrait bien aussi être le dernier, et ainsi rendre fier toute une nation. En manque de modèles depuis le début des années 2000, le tennis chilien attend ses nouveaux représentants.



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