Denis Shapovalov, graine de champion

Caractère volcanique, énergie débordante, et talent indéniable, Denis Shapovalov fête ce mercredi 15 avril, ses 21 ans. Aussi impétueux, qu’imprévisible, le joyau de Tel Aviv bâti jour après jour sa place dans les plus hautes sphères du tennis mondial.

Prix d’excellence Tennis Canada

Chaque année depuis 1982, Tennis Canada témoigne sa reconnaissance aux entraineurs, officiels, et joueurs qui font l’histoire du grand nord blanc. En cette année 2014, alors qu’il célèbre son 15e anniversaire, le tennis découvre un gamin, cheveux blonds, jeu décalé, mais surtout extrêmement talentueux. Et pour cause, cette année-là, il glane son premier titre ITF en début d’été, à la Copa Cariari, au Costa Rica. S’en suit une année décorée d’un parcours honorable au Salvador et en Ontario. Denis Shapovalov devient (déjà) le deuxième canadien le mieux classé de l’ITF, et finit la saison au 108e rang chez les juniors. Alors qu’il se fait la main sur le circuit Future, il décroche en 2016, le titre junior sur le Gazon de Wimbledon, le début d’une formidable ascension.

Made in Canada

Né en Israel, Denis Shapovalov et sa famille rejoignent le Canada avant même son premier anniversaire. Terre de ses débuts, mais aussi de sa progression, le Canada a longtemps supervisé l’apprentissage du jeune prodige, en lui mettant à disposition des entraineurs aussi talentueux que passionnés. C’est le cas de Martin Laurendeau, qui l’a fait aider à passer chez les pros en 2017, mais qui a aussi vécu, à Montréal 2017, la plus folle semaine de son poulain. La Coupe Rogers est seulement le deuxième tournoi du circuit principal que dispute « Shapo ». Après un premier tour timide face à Dutra Silva, il prend le meilleur sur Juan Martin Del Potro en deux manches. Sur sa lancée, Denis Shapovalov s’offre dans un tie-break décisif, la plus grande victoire de sa carrière : faire tomber Rafael Nadal devant son public. Une performance historique, car il devient ce jour là, le deuxième plus jeune joueur de l’histoire à battre la légende espagnole. Une victoire qui propulse la pépite canadienne sous le feux des projecteurs.

Un revers unique

« Air Shapo » est le seul joueur de l’ère moderne à posséder un revers de gaucher, lifté, à une main. Il caresse la balle, autant qu’il l’a transperce. Son secret, c’est une prise fermée, et une frappe à hauteur d’épaule, un coup que lui seul peut réaliser aussi proprement. Avec un appui aérien, lorsqu’il arme son pied gauche dans le terrain, vous ne revoyez plus la balle.

Régularité ?

Confirmer une année folle, et sans doute ce qu’il y a de plus dur pour un jeune joueur. Denis Shapovalov l’a appris à ses dépends, à tel point que le qualificatif « irrégulier » lui collait à la peau. Comment expliquer des débuts sur terre prometteurs avec demi-finale à Madrid, 1/8e de finale à Rome, et puis subir une débacle l’année suivante avec trois éliminations au premier tour à Monte Carlo, Barcelone, et Madrid. C’est le chemin qui lui reste à parcourir pour devenir encore meilleur, trouver un niveau moyen à l’abri des désillusions.

Pushy Parents

Depuis tout petit, Shapovalov est couvé par sa mère, Tessa Shapovalova, ancienne joueuse de tennis pour l’URSS, mais aussi sa première coach. Comme de nombreux joueurs Shapo a commencé le tennis et son apprentissage sous la houlette parentale. Un choix raisonné qui porte ses limites dans le temps. Caroline Garcia pour ne citer qu’elle en fait quotidiennement les frais. Un jour le lien doit se couper, pour voler vers d’autres horizons. Fin août 2019, Denis Shapovalov s’attache les services de l’ancien joueur russe Mikhail Youzhny. Il cherche ainsi une figure du tennis pouvant comprendre son jeu, mais aussi ses états d’âmes. A croire que la collaboration porte ses fruits, puisqu’à la sortie de l’US Open, le Canadien réalise la meilleure partie de saison de sa carrière.

Premier titre ATP

Fin octobre, en terres suédoises, Shapo s’adjuge son premier titre sur le circuit principal. Tenir un niveau de jeu sur une semaine, en ne perdant qu’un seul set, et avec 80% de premières balles, le contrat semble rempli. Quoiqu’il en soit, un premier titre est toujours spécial, celui-ci forge un peu plus les bases d’une ascension fulgurante.



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